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Deux femmes peintres, certes, l’une par le journal et les mots, l’autres par la toile. Mais le titre le justifie pleinement. Celle qui écrit reconnaît ainsi le sens - pour elle - de ces notes : « Journal. Fragments. Pour ne pas me perdre. » […] Louise Warren nous emporte, nous ravit, dans un ailleurs et avec des moyens qui nous « semblent » minimalistes. Phrases brèves. Précises. Simplicité du quotidien. Pas d’explications. Pas de débordements. Pas de conceptualisations. Pont d’analyses de motifs. Elle décrit. Et cependant cette filigrane, dont l’économie paraît si sage, si mesurée, produit l’effet inverse : elle déchire un imaginaire, le fait déborder, nous déplace en aval de ses impulsions. Elle offre en un sens des miniatures mais ces miniatures sur une amitié et ses partages (voyage en Irak, incident dans un autobus, le saxophone de Gato Barbieri) nous donnent, à travers le fragmenté et le fragile et peut-être même le minuscule, le sens de ce qui n’a pas de prix et ne peut qu’être vécu, sans jamais revenir. Un beau texte. CAROLINE BAYARD
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| Conception et réalisation: Annie
Piché (Conseil de la culture de Lanaudière) 2004 © Louise Warren - Tous droits réservés. Dernière mise à jour: 7 février, 2005 |