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Ce livre joue sur deux plans à la fois ou selon deux modes d’expression, puisqu’il donne à lire des images autant que des textes. L’ensemble compose une sorte de journal de bord gardant traces d’un voyage. Ajoutons qu’au tout les images sont aussi nécessaires que le texte. L’écriture procède ici dans le temps à la manière des instantanés. Les fragments sont écrits au je par une femme qu’accompagne son amant dans un séjour quelque part à l’étranger, au cœur de l’été, au cœur surtout de l'amour et de sa lumière. […] Sur les trois dernières photographies (à mon sens très réussies : on les retrouve d’ailleurs sur la couverture) l’ombre de la photographe semble une silhouette peinte il y a très longtemps sur la paroi de quelque grotte. Vraiment tout ça est beau. La dernière phrase : « Cela n’a peut-être
pas été : le passé, c’est de la fiction »,
tombe ainsi qu’un couperet de vérité. DANIEL GUÉNETTE
Si en adoptant le cadrage de la photographie, l’écrit
permet de saisir l’instant et le fragment et de réinventer
le visuel - au fond il s’agit davantage de fixer l’inconcevable
par le biais du visuel - c’est que pour Warren l’écriture
est photographie, surtout dans ses trois premières œuvres.
Inversement, dans Écrire la lumière, le seul iconotexte
de Warren, la photo qui se développe est écriture. LUCIE LEQUIN
ÉTUDE
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| Conception et réalisation: Annie
Piché (Conseil de la culture de Lanaudière) 2004 © Louise Warren - Tous droits réservés. Dernière mise à jour: 7 février, 2005 |