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Le deuil n’est pas seulement un état, mais une substance. Avec cela, j’écris. Il m’apparaît l’expression de création la plus inspirée et la plus profonde qui soit, car il sollicite chaque fois une grande part de notre engagement dans la vie, dans la reconnaissance de l’autre, son prolongement, rayonnement même de l’essence du souvenir.
LOUISE WARREN
La proposition de Borges, placée en exergue du livre et qui annonce qu'il faudrait se « mettre à la recherche d'éternités », porte toute l'écriture de Louise Warren. L'auteure crée des textes qui sont des respirations pensantes autour d'une mémoire sans cesse revisitée et d'un présent vécu dans l'intensité des sensations que la nature environnante peut lui offrir. Les diverses œuvres livresques, picturales ou sculpturales qui l'ont touchée, elle les honore en retour par des textes, de véritables offrandes. Ces écrits de mémoire sont des formes données au passé, qui éternisent un deuil et le subliment. La forme esthétise, fait advenir à la surface tous les motifs des deuils et ressuscite, en quelque sorte, ce qui a disparu. Nelly CARNET, Spirale (article complet à www.spiralemagazine.com, numéro 227) (2009)
Warren façonne, entre lac et silence, une forme où l'expérience huimaine prend valeur de témoignage universel. Béatrice LIBERT, L'arbre à paroles (Liège) (2008)
La descente méditative en soi-même et par soi-même semble ici impossible; la réflexion est nécessairement, avant d'être un retour vers soi, une lente inclinaison vers l'autre, une interrogation tendre, sans facilité mais sans pédantisme, dans une langue simple et sensible, qui cherche à cerner au plus près les idées en mouvement. Ce dynamisme est l'essence même du travail créateur, passage du deuil à la forme. [...] L'objet d'art n'est pas une réplique du vivant : c'est le modelé d'une absence. L'art s'alimente donc au deuil, c'est-à-dire à la mémoire de ce qui nous est cher et qui est pris dans le passé. De là l'entreprise archivistique de Louise Warren : conserver pêle-mêle, grâce à l'écrit, les souvenirs de tableaux et de photos, mais aussi les souvenirs de son lac changeant au gré des saisons et les souvenirs d'êtres disparus; ainsi dresse-t-elle, dès l'ouverture de son livre, le portrait admirable de sa tante, femme hors du commun qui l'a initiée aux arts, au voyage et à la pensée. « L'art, les morts et le lac. Louise Warren cherche à saisir la spécificité de l'émotion esthétique » David DORAIS, Le Devoir (2008)
L'essai La forme et le deuil fait preuve d'une grande sensibilité. L'auteure réussit à nous toucher par l'évocation de ses souvenirs et, aussi, par ses observations sur l'art et l'écriture. Louise Warren rejoint l'universel par ses descriptions empreintes de poésie et d'émotion. JURY DU PRIX ÉTUDES ET ESSAI DE LA GOUVERNEURE GÉNÉRALE DU CANADA, OCTOBRE 2008
That Warren could describe so exactly the activity of reading in which I was at that very moment engaged confirmed my sense of her living presence within the book that I held in my hand. And I was ready - eager - to accompany her wherever she might invite me to follow. In actual fact, she had already opened her studio door to me and I had already crossed that threshold in the book's opening pages, where she reflected on the passage from mourning to form. [...] The first two essays in Warren's book together serve to introduce the work. In the first, untitled, she expresses the desire and intention to investigate the relationships between deuil and forme and establishes this investigation as one most meaningfully done in company; in the second, "Le fauteuil de lecture," she situates the practice of reading in relation to her personal history, a history marked in this piece by a legacy of literary preoccupations and a specific loss (the death of her aunt Marraine). These are Warren's starting points - a loss, an understandong that creativity responds to such loss, and a particular appreciation for the materiality of the book and the act of reading. [...] But what is this book? Like the two previous volumes in Warren's Archives trilogy (Bleu de Delft: Archives de solitude [2001] and Objets du monde : Archives du vivant [2005]), La forme et le deuil is marketed under the rubric "essai." But what is perhaps most engaging about this book is how it resists generic categories, nudging at the borders between prose and poetry, between critical essay and memoir, between lyrics and narrative, between exposition and commentary. Warren's essays remind the reader of the work of celebrated essayists such as Montaigne and Woolf. [...] Indeed, Warren's writing on art is remarkable. She has an incomparable gift for seeing and then stepping back just far enough to let the reader see what she sees. But this book does not read like a compendium of discrete essays culled from earlier publications; the texts are transformed by their inclusion and placement within this volume. As Warren describes the films she has seen, the books she has read, the art exhibits she has visited, the people and places she has encountered, she is inscribing her own delicate ventures into the materiality of language and into the shared spaces of memory, feeling and thought. [...] Toward the end of the final essay, Warren writes: "Je cuisine des potages pour une amie malade. J'écris dans le même esprit, nourrir le vivant ". This is a deeply honest book, personal but not private, a book of generosity and connection, a book that accompanies and nourishes life and the living. Karen S. MCPHERSON, American Review of Canadian Studies (2009)
Communication sur La forme et le deuil. Archives du lacDans le cadre du congrès du Comité international d'études françaises (Cief), à l'hôtel Delta, à Montréal, une communication portera sur mon œuvre : " L'Écriture de l'accompagnement : La forme et le deuil : Archives du lac de Louise Warren ", par Karen McPherson, de l'Université d'Oregon, le jeudi 1er juillet 2010.
ARTISTES ET ÉCRIVAINS (sélection)
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2004 © Louise Warren - Tous droits réservés. Dernière mise à jour : 3 juin 2010. |