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La forme et le deuil. Archives du lac
2008
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Le deuil n’est pas seulement un état, mais
une substance. Avec cela, j’écris. Il m’apparaît
l’expression de création la plus inspirée et la plus
profonde qui soit, car il sollicite chaque fois une grande part de notre
engagement dans la vie, dans la reconnaissance de l’autre, son prolongement,
rayonnement même de l’essence du souvenir.
Le deuil crée une autre vie autour de la mort et cette transfiguration
est un mouvement dont les artistes possèdent les matériaux,
car il ne s’agit pas de résister à la mort, mais de
l’accompagner. La résistance est dans la forme. De ces os,
de ces cendres, de cette poussière, je ferai une matière
solide.
LOUISE WARREN
TEXTE DU QUATRIÈME DE COUVERTURE
ARTISTES ET ÉCRIVAINS (sélection)
Dans La forme et le deuil. Archives du lac, Louise Warren consacre
quelques lignes, des pages ou des passages importants aux écrivains
et artistes suivants.
Écrivains : Abbas Beydoun, Yves Bonnefoy, Jorge Luis Borges, Michèle
Desbordes, Stéphanie Ferrat, Dany Laferrière, Suzanne Jacob,
Michèle Mailhot, Henriette Major, Octavio Paz, Maud Smith Gagnon,
Laurent-Michel Vaché, Léonise Valois, Virginia Woolf.
Artistes : Mitchel Akiyama, Hiro Ando, Stéphanie Ferrat, Alexandre
Hollan, Krochka, Beatrijs Lauwaert, Denise Lioté, Arié Mandelbaum,
Farhad Ostovani, Stephen Sack, Anu Tuominen, Raymond Warren.
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