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Celle qui interroge l’intensité en recueille ainsi les degrés, les sauts, les chutes. Fruit d’une sélection passionnée, la collection désigne autant l’activité de prélèvement des objets du monde que celle de recueillement des poèmes. Et le mot lumière se révèle un des noms de l’intensité. En ce sens, la lumière ne s’oppose pas à l’obscurité : elle en est une forme comme la surface est un degré de la profondeur. Le lac, le bleu, la voix, le trait : après plusieurs cycles de mutation, d’engendrement et d’interrogation, une fois assemblés les éléments, une fois profondément acceptés la complexité de l’être et le déplacement constant des contraires, puisque la langue est vivante, la poésie se livre, comme Dans l’eau du soir, à une lente, patiente, incessante recomposition du monde. ANDRÉ LAMARRE
L'ouvrage se clôt sur un bel inédit, Dans l'eau du soir, long poème à la limite du fragmentaire. Panorama éclairant de cette oeuvre importante de la poésie québécoise d'aujourd'hui, le volume parvient à révéler, par une sélection de poèmes avisée, les traits distinctifs d'une écriture qui, habitée par la sensuelle fragilité du vivant ainsi que par sa part d'éternité, grandit loiin du vacarme et travaille, en vers et en prose, à « interroger l'intensité ». B. J.
Sans feux d'artifice cependant, sans jamais céder à la tentation du tape-à-l'oeil, Louise Warren travaille verbe et lumière « pour éclairer [la] conscience ». C'est cette dimension prométhéenne de l'œuvre que révèle l'anthologie Une colection de lumières. STANLEY PÉAN
Dans cette perception à la fois sensible et équilibrée du monde, le primat consenti à la lumière garantit les droits de la vie, et en même temps une certaine mise à distance de la profondeur au profit d'un bonheur (amoureux, par exemple) fondé sur la beauté. Le noir reste ancré dans la réalité, il arrive que « tous les mots / subitement / tous les mots s'emplissent / de mouvements noirs », mais vu de « mon monde souterrain / tout ce que je regarde dehors est beau ». Et Louise Warren regarde dehors. ANDRÉ BROCHU
ENTRETIENS
À écouter : un entretien de Raymond Cloutier avec Louise Warren, à l'émission Porte ouverte, le 25 mars 2005. Sur le site www.radio-canada.ca : choisir Radio, puis Émissions, puis Porte ouverte, puis Poète de la semaine, puis « Rencontre avec la poète Louise Warren ».
CRITIQUE
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| Conception et réalisation: Annie
Piché (Conseil de la culture de Lanaudière) 2004 © Louise Warren - Tous droits réservés. Dernière mise à jour : 26 janvier 2006. |